Le Nouvel Espace Progressiste

Un mouvement initié par Robert Hue

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On y voit plus clair, mais… de Laurent DUMOND

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Les enquêtes d’opinions se succèdent et continuent de montrer après l’entrée officielle en campagne de Nicolas SARKOZY un profond et important rejet à l’encontre de sa personne. C’est là une donnée pouvant laisser à penser que la droite serait au plus mal. Peut être mais cela suffit il pour croire que les jeux seraient faits et que la gauche aurait d’ores et déjà partie gagnée ? Non !  

Pour une bonne raison, les mêmes enquêtes ne traduisent pas encore, loin s’en faut, l’existence d’une majorité de gauche.

Cette réalité s’impose à toutes celles et ceux qui, au-delà l’urgence à se débarrasser de la droite, souhaitent une victoire d’une « gauche durable et utile » dépassant le seul rejet pour enraciner dans la pratique gouvernementale, présidentielle, et législative, un projet de vie axé sur plus de justice pour le plus grand nombre.

Ne nous y trompons pas, le seul fait de revendiquer une société plus juste, de gouverner en ce sens, de prétendre le faire partager aux Français relève de la « responsabilité majeure » car cela nécessite des ruptures avec ce qui nous est imposé par la droite depuis des années, tout en tenant compte des raisons des échecs des différentes expériences de gauche .

La responsabilité majeure obligera à respecter les engagements pris.

Personne ne nie la hauteur de la crise et l’extrême fragilité de la santé du pays que lèguera la droite. Nous mesurons le poids de la bataille idéologique visant à inscrire dans les consciences l’idée du partage des responsabilités de la crise, de la rigueur nécessaire qui irait avec et qui devrait s’imposer à tous. Nous percevons les persistances, ici où là, à continuer à s’appuyer sur des dogmes libéraux érigés en règles économiques et budgétaires. C’est donc rassemblée, et sur le terrain commun des ruptures et de la vérité que la gauche et son candidat devront faire la différence en recréant  de l’envie et en promettant autre chose que  contraintes, souffrances et larmes.

Les Français sont en mesure de comprendre les difficultés, ils veulent simplement être respectés. Celles et ceux qui se réclament des différents courants de pensées de la gauche française le souhaitent aussi. Il est d’ailleurs révélateur de constater dans les meetings du candidat François HOLLANDE combien la ferveur est présente quand il y aborde les thèmes qui ont cimenté nos valeurs communes.

Celles et ceux qui se réclament de l’identité et des valeurs communistes sont également en droit d’être respectés et entendus pour la simple et bonne raison que cette question dépasse le cadre du niveau réel d’organisation, d’influence ou de positionnement stratégique du parti qui porte leur nom aujourd’hui. Et le dédain et le dénigrement à l’égard des valeurs progressistes n’ont jamais été porteurs de succès durables.

Plus que jamais l’éthique doit s’imposer en politique. Depuis son entrée en campagne, le Président nous en propose l’antithèse quand il l’a joue « peuple » après un quinquennat dédié aux riches et acculé par le rejet qu’il suscite. Il s’appuie là sur les mauvais ressorts d’un système politique, certes dépassé, mais toujours présent et qu’il ne faudrait surtout pas sous- estimer. En effet, si la victoire est permise elle n’est pas acquise. Et c’est essentiellement à cela que ceux qui prétendent à gauche être utiles doivent se consacrer.

Nous savons que les périodes électorales sont peu propices aux examens de conscience, elles amplifient, cristallisent les choix internes, la défense des rapports de force respectifs.  Elles renforcent la tentation à toujours remettre à plus tard la question des moyens politiques permettant de fédérer les valeurs progressistes sur le terrain, dans les propositions, dans les urnes et dans les relations entre formations.

C’est en ce sens, qu’au-delà, les engouements ponctuels que provoquent une campagne électorale, les capacités à mobiliser  autour de moments forts signifiant les volontés de changement qui existent, le Mouvement Unitaire Progressiste, né du constat que les structures politiques actuelles demeurent de moins en moins attrayantes et notamment pour les nouvelles générations, entend dans un esprit constructif et critique, contribuer aux victoires prochaines et durables de la gauche.
 

La mise en examen de M. Courroye: une bonne nouvelle pour la démocratie

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Michel FIZE
Délégué national à la Justice et aux Libertés
au Mouvement unitaire progressiste

Une chose est l’indépendance des magistrats, nécessaire ; une autre l’est tout autant : le contrôle des actes des représentants de l’autorité judiciaire, accomplis « au nom du peuple français », ce qui n’est tout de même pas rien. L’exemplarité est donc le moins que l’on puisse attendre des magistrats de tous rangs.

La mise en examen du Procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye,  est, pour cette raison – et sans préjuger du fond - plutôt une bonne nouvelle pour la démocratie. Si, comme le rappelait récemment, le directeur du Monde, Eric Izraelewicz, une telle mesure ne préjuge en rien de la culpabilité du mis en examen qui peut toujours se prévaloir de la présomption d’innocence, dans le cas d’espèce elle indique clairement, et fort justement, que les juges, qu’ils soient d’instruction ou d’audience, que les procureurs, qu’ils soient de la République ou généraux, ne sont pas au-dessus des lois. Même s’ils accomplissent des fonctions régaliennes, ces personnages, dont la tentation, on le sait, existe parfois à se vivre comme des « hauts dignitaires de l’Etat », sont avant tout des citoyens, des citoyens comme les autres, soumis aux mêmes règles que n’importe quel citoyen.

Que M. Courroye déclare aujourd’hui qu’« avec sa mise en examen on ouvre une boîte de Pandore qui pourrait conduire à poursuivre indûment 1 beaucoup de magistrats », 2 en dit long sur ce « complexe de supériorité » d’une certaine magistrature. Je le dis donc franchement : ce propos est proprement inacceptable. Nombre de Français de condition plus modeste que Philippe Courroye sont victimes, chaque jour, de mises en examen abusives, excessives, qui, après les investigations judicaires, se révèlent « indues », selon le mot du même Philippe Courroye. Ont-ils le choix de s’y soustraire ? Non.  

Les faits reprochés à M. Courroye : « collecte illicite de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal et illicite », « violation du secret des correspondances », sont graves. Sa mise en examen n’est donc, en aucune façon, abusive. A partir de là, il appartiendra naturellement à l’instruction de dire s’ils sont avérés ou non.
De toute façon, et quelle que soit l’issue de cette affaire, il y a manifestement, avec elle, une atteinte à la liberté d’expression de journalistes du Monde, à leur légitime droit de protéger leurs sources. Il y a une atteinte évidente au travail d’un journal réputé « de gauche », par un magistrat, que l’on dit proche du Chef de l’Etat, dans une affaire – Bettencourt –, de surcroît, proche de ce même pouvoir. Cela fait beaucoup de fâcheuses coïncidences, d’éléments troublants, mais, c’est sûr, tant qu’une malhonnêteté n’est pas démontrée, elle n’existe pas. M. Courroye reste donc un magistrat « au-dessus de tout soupçon », mais, redisons-le, pas « au-dessus de la loi ».

Et cela est plutôt une bonne nouvelle pour la démocratie.

 

Claude Pinon, "Ce n'est pas encore gagné" dans "La Gazette de Côte d'Or" du 15 février 2012

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15/02/2012 | La Gazette de Côte d'Or n° 283 | Par Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Le communiste Claude Pinon, qui règle toujours sa cotisation au PCF,  a rejoint le MUP de Robert Hue, qui ne sera pas candidat à l’élection présidentielle (22 avril-6 mai). L’ancien conseiller régional bourguignon, qui votera pour François Hollande, se méfie des sondages et surtout de Nicolas Sarkozy.

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LA GAZETTE : La question de la candidature de Robert Hue à l’élection présidentielle s’est-elle posée ?
CLAUDE PINON : Oui, mais elle a été assez vite abandonnée. Le Mouvement unitaire progressiste a un objectif principal, celui de rassembler la gauche. Et une candidature de Robert Hue serait allée à l’encontre de cette philosophie. Hue est impliqué dans la campagne de François Hollande, car le plus important, c’est de battre Nicolas Sarkozy.
Pour l’instant, les sondages sont favorables au candidat socialiste. À tel point qu’à gauche, certains donnent l’impression de croire que les jeux sont faits…
Et c’est une erreur ! Sarkozy va bientôt entrer en campagne, et nous savons tous qu’il est redoutable dans cet exercice. Les sondages, c’est une chose, mais il faut les analyser avec prudence. Ils ont beau être favorables, cela n’assure en rien une victoire de François Hollande. J’ai effectivement l’impression, en écoutant certains socialistes, que c’est déjà gagné. Sarkozy a beau être en difficulté, la droite française a d’importantes ressources. Alors, avant de penser aux élections législatives, concentrons-nous d’abord sur le premier tour de la présidentielle.
Le programme de François Hollande vous satisfait-il ?
Globalement, oui, mais il peut aller plus loin. S’il est élu, ce programme pourra être adapté durant sa mandature. Ce sera toujours mieux que cinq ans de Sarkozy en plus. Au MUP, nous aimerions que certaines de nos idées soient prises en considération. Par exemple, que les dépenses militaires soient diminuées de 25 %. Dans une période où le pouvoir d’achat est en berne, où la crise du logement touche des millions de Français, il y a sans doute d’autres urgences que de dépenser de l’argent pour l’armement. Nous souhaitons également une égalité hommes/femmes sur les salaires. Et enfin que le président de la République ne soit plus élu au suffrage universel direct, mais indirect. Sur ce dernier point, nous savons que ce n’est pas gagné…
François Hollande a mis l’accent sur la fiscalité lors de la présentation de son projet…
Sa philosophie est juste. Il souhaite notamment revenir à un impôt progressif. Plus on gagne, plus on paie. On appelle cela la justice fiscale. Les niches fiscales et le bouclier fiscal ont coûté beaucoup d’argent à la France. Lors de la crise financière, Nicolas Sarkozy a donné de l’argent aux banques, qui n’ont cessé de faire des profits, et il a maintenu un système qui favorisait les plus riches. On dit que François Hollande, s’il  est élu, va augmenter les impôts. Mais que vient de faire Nicolas Sarkozy, en augmentant la TVA de 1,6 % ?
Le chef de l’État souhaite également instaurer la taxe Tobin, et il veut taxer davantage les revenus des produits financiers…
(Il coupe) La taxe Tobin, à laquelle je suis favorable, mais qui ne pourrait bien sûr pas tout régler – loin de là – le chef de l’État a longtemps répété que c’était une ânerie, que c’était une mesure typique de l’archaïsme communiste. Et là, à quelques mois de l’élection présidentielle, il veut l’instaurer ! C’est bien, mais il sait pertinemment que cette taxe ne peut fonctionner que si elle est appliquée par plusieurs pays. Sarko, lui, veut y aller seul ! Tout cela, c’est du pipeau ! J’ai l’impression qu’il est un peu perdu, qu’il manque d’idées. Il n’a tenu aucune promesse depuis 2007, pourquoi faudrait-il le croire ?
Angela Merkel, la chancelière allemande, s’est clairement rangée derrière le chef de l’État. Que pensez-vous de ce soutien venu d’Allemagne ?
Je trouve cela assez choquant. Qu’un chef d’État comme elle vienne en France et dise : « Mon candidat, c’est lui », c’est très contestable. Et je pense que beaucoup Français, tous bords politiques confondus, sont choqués. Sarkozy suce la roue de Merkel, et je ne serais pas étonné que cela se retourne contre lui.
Le niveau de ce début de campagne est-il selon vous à la hauteur des attentes des Français ?
Non. J’ai l’impression que Sarkozy manque d’arguments. Alors, comme Claude Guéant l’a fait avec l’histoire des civilisations, la majorité présidentielle va balancer des SCUD pendant trois mois. Mais honnêtement, quelle est l’utilité de parler des civilisations alors qu’il y a une crise du pouvoir d’achat, du logement, que des Français ont du mal à se soigner ? On s’en fout, des civilisations. J’ai l’impression que Sarkozy veut séduire à nouveau une partie de l’électorat du Front national, comme il l’avait fait en 2007. Mais là, je ne suis pas certain que cela marchera…
À propos du Front national, Marine Le Pen assure craindre pour ses signatures. Souhaitez-vous qu’elle puisse se présenter ?
Mais bien sûr ! Et je pense même qu’il faudrait également que le Front national ait des députés. Ce n’est pas en mettant au placard un parti qu’on va faire disparaître ses idées. Au contraire. Si Marine Le Pen n’est pas présente au premier tour, faute d’avoir pu obtenir ses 500 signatures, il y aura un vrai problème démocratique. Et il faut absolument respecter à la fois le débat démocratique et les gens qui votent pour le Front national. Il y a globalement 20 % de Français qui votent FN. Je pense qu’au moins la moitié n’adhère pas aux idées du parti, mais qu’ils sont simplement dans la contestation et le rejet du système. Ces gens-là, il faut les écouter et les comprendre. Je connais des gens qui votaient à gauche et qui s’apprêtent à donner leur voix à Marine Le Pen.
Elle dénonce, avec d’autres candidats, le système des parrainages. Selon vous, l’UMP et le PS exercent-ils des pressions sur des élus afin qu’ils ne donnent pas leur signature ?
Cela me  semble évident. Ce système des parrainages est ce qu’il est. Peut-être faudrait-il un jour revoir un ou deux aspects…
Vous qui êtes favorable au rassemblement de la gauche, le désistement de Jean-Pierre Chevènement doit aller dans le sens que vous souhaitez…
Bien sûr. Il a eu raison de se retirer. Il a marqué le coup, peut-être a-t-il négocié quelques circonscriptions en vue des législatives.
À gauche, certains aimeraient qu’Éva Joly (Europe Ecologie-Les Verts), dont la candidature ne décolle pas, en fasse autant…
Ce sont les affaires des écolos. Mais il me semble que cela est un peu tard pour se retirer…
Auriez-vous aimé que le Parti communiste présente son candidat à lui ?
Oui, j’aurais préféré cette hypothèse plutôt que ce soit Jean-Luc Mélenchon. Le PC n’est cependant plus une force de proposition assez attractive. Je partage encore pas mal de points communs avec le PC – je paye toujours ma cotisation annuelle – mais ce qu’il s’y passe n’est plus vraiment mon affaire.

 

Communiqué commun du MUP et du Parti socialiste

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Cergy, le 24 janvier 2012

Communiqué commun du MUP et du Parti socialiste

Le Parti socialiste (PS) et le Mouvement unitaire progressiste (MUP) ont, dans le cadre de la préparation des élections présidentielles des 22 avril et 6 mai 2012 et des élections législatives des 10 et 17 juin 2012 conclu un accord politique national qui a été validé ce jour par le Bureau national du Parti socialiste.

Robert HUE et le MUP apportent dès le 1er tour de l’élection présidentielle leur soutien à François HOLLANDE, candidat du Parti socialiste, et entendent s’inscrire dans le large rassemblement de la Gauche qui, dès le 22 avril, doit s’exprimer dans les urnes pour préparer la victoire du 6 mai et permettre le « Changement maintenant ».

Robert HUE rejoint donc le Conseil politique de François HOLLANDE aux cotés de Jean-Michel BAYLET et s’engage activement dans la campagne avec l’ensemble de son mouvement politique. Dans le Val d’Oise, le MUP comme le PRG participeront au Conseil politique départemental de la campagne présidentielle de François HOLLANDE dans le Val d’Oise.

Par ailleurs, un accord électoral national a été conclu pour les élections législatives qui conduit notamment, dans la 3ème circonscription du Val d’Oise, le Parti socialiste à soutenir dès le 1er tour le candidat investi par le MUP, Jean-Noël CARPENTIER, maire de Montigny-lès-Cormeilles.

Garance YAYER (PS), candidate investie le 12 décembre dernier sur cette circonscription par le Parti socialiste, sera la suppléante de Jean-Noël CARPENTIER (MUP). Le MUP apportera dès le 1er tour son soutien aux candidates et candidats socialistes investis dans les 1ère, 4ème, 5ème, 6ème, 7ème, 8ème, 9ème et 10ème circonscriptions du Val d’Oise.

Le Parti socialiste et le MUP  mèneront ensemble le combat électoral dans le Val d’Oise avec la volonté de rassembler la Gauche et de faire triompher le 6 mai prochain les idées d’égalité et de justice portées par François HOLLANDE et de lui donner le 17 juin prochain une large majorité parlementaire indispensable à la conduite du changement.

 


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